Éco en campagne!

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vendredi, 20 juillet 2007

Familles monoparentales : les chiffres de l'exclusion sociale


Un rapport du Centre d'Etudes de l'Emploi revient sur les difficultés sociales que rencontrent les familles monoparentales. Présentation en quelques chiffres.

1. De plus en plus nombreuses :

680 000 en 1962, 1,5 million en 1999, environ 2 millions en 2007 (soit 20 % des ménages avec enfants). La principale cause en est l'augmentation des séparations.

74 % des familles monoparentales le sont suite à une séparation, 15 % suite à une naissance et 11 % suite à un décès.

2,4 millions d'enfants vivent avec un seul de leurs parents, le plus souvent la mère.


2. Niveau de vie et pauvreté

Leur niveau de vie est inférieur de 25 % à l'ensemble des ménages.

Les parents de familles monoparentales sont deux fois plus au chômage que les autres parents (14,4 % contre 6,9 %).

Un tiers des parents isolés sont bénéficiaires de minima sociaux.

Le taux de pauvreté des familles monoparentales est de 24 % (10 % pour les autres).

vendredi, 6 juillet 2007

le CNE contraire à la convention de l'OIT !


Le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) n'avait pas convaincu grand monde. Pas même les entreprises. Ses résultats médiocres (voir ici) vont de pari avec une véritable accentuation de la précarité des détenteurs de ces contrats.

Il est aujourd'hui contraire aux conventions de l'Organisation Internationale du Travail ratifiées par la France. La Cour d'appel de Paris a jugé vendredi 6 juillet que le CNE était contraire à la convention 158 de l'Organisation internationale du travail, estimant déraisonnable le délai de deux ans durant lequel un salarié embauché en CNE peut être licencié sans motivation.

Elle constate d'abord que "durant une période de deux années, le CNE prive le salarié de l'essentiel de ses droits en matière de licenciement", le ramenant à une situation où la charge de la preuve de l'abus de la rupture du contrat de travail lui incombe. "Cette régression, qui va à l'encontre des principes fondamentaux du droit du travail dégagés par la jurisprudence et reconnus par la loi, prive les salariés des garanties d'exercice de leur droit au travail", estime la Cour.

La juridiction s'étonne d'ailleurs : "Dans la lutte contre le chômage, la protection des salariés dans leur emploi semble être un moyen au moins aussi pertinent que les facilités données aux employeurs pour les licencier" et remarque "qu'il est pour le moins paradoxal d'encourager les embauches en facilitant les licenciements".

En conséquence, "le contrôle de proportionnalité ne permet pas de considérer que le délai de deux années institué par l'ordonnance du 2 août 2005 soit raisonnable" au regard de la convention 158 de l'OIT, a conclu la Cour.

mercredi, 4 juillet 2007

Tribune publiée : "Leçon(s) de 10 ans de blairisme : la flexibilité du travail favorise-t-elle l’emploi ?"


... reprenant le post du 28 juini, une tribune acceptée par Agoravox : à voir ici.

N'hésitez pas à aller y faire un tour et y laisser votre avis...

mardi, 3 juillet 2007

Le contrôle fiscal des chomeurs sanctionné par le Conseil d'Etat !


Fin 2005, le gouvernement Villepin veut démontrer que les sans-emploi sont des fraudeurs qui bénéficient de revenus non-déclarés...

L'idée est mise en décret.

Ce denier élargissait l'accès des agents chargés du contrôle de recherche des travailleurs involontairement privés d’emploi à certaines données des administrations sociales et fiscales, "sur demande" en cas de "présomption de fraude". Le croisement des fichiers était aussi valable dans l'autre sens : les organismes de l’assurance-chômage pouvaient communiquer aux organismes de sécurité sociale "les renseignements nécessaires à la garantie des droits sociaux des bénéficiaires du revenu de remplacement".

Dans son arrêt du 2 Juillet 2007, le conseil d’état donne raison aux associations de chômeurs en annulant le décret du 22 Décembre 2005, relatif au contrôle fiscal et social aux demandeurs d’emploi. En effet, ce décret est entaché d’irrégularités en ne respectant pas les règles de droit en la matière.

Un pas en arrière sur le flicage - euh, le contrôle - des personnes sans emploi.

lundi, 2 juillet 2007

Electricité et TVA sociale, les oubliés de la présidentielle...


L'ouverture du marché de l'électricité aux particuliers est l'occasion de rappeler que les candidats à la présidentielle, et notamment Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal (voir ici), n'ont absolument pas évoqué le sujet.

Preuve sans doute que les grands candidats, dont Ségolène, sont d'accord sur le fond, le libéralisme économique. En d'autres temps, la gauche aurait unanimement exigé le maintien des tarifs régulés, seuls à même d'assurer une péréquation géographique et sociale qui privilégie - encore un peu - l'usager sur les profits financiers.

Autre absente des débats, la TVA sociale a fait son apparition entre les deux tours des législatives. Avec les résultats que l'on sait. Et si la TVA sociale avait été débusquée pendant la présidentielle comme elle le fut un soir de premier tour des législatives -mais Ségolène en avait-elle vraiment envie - la gauche sociale-libérale et la gauche anti-libérale aurait pu mener cette bataille concrètement et délégitimer l'idéologie programmatique de Nicolas Sarkozy (voir ici pour la TVA Sociale).

A se demander si les grands candidats n'ont pas préféré drapeaux et Marseillaise plutôt que les frais débats..., ceux qui clivent et dégagent des orientations antinomiques !

samedi, 30 juin 2007

Les chômeurs en voie de disparition statistique !


En chaque fin de mois, le même refrain. Le gouvernement se gargarise de la nouvelle baisse du chômage, et, syndicats et statisticiens alertent l'opinion publique : le nombre de sans-emploi en France est bien plus élevé que la statistique officielle. Dernier chiffre en date : 8,1 %, soit moins de 2 millions de chômeurs en France. C'est la première fois que le chiffre officiel repasse sous cette barre symbolique depuis 1983.

Rappelons que Nicolas Sarkozy s'est donné pour mission de ramener le taux de chômage à 5 % de la population active. Aucune raison qu'il n'y arrive pas. Il existe trois possibilités pour réduire ce taux :

  • diminuer le nombre de chômeurs réels : la conjoncture économique plutôt moins défavorable que ces dernières années devrait y contribuer un peu ;
  • augmenter la taille de la population active (le dénominateur du "taux de chômage") : la politique de Nicolas Sarkozy de déréglementation du contrat de travail - en cours - facilitant les contrats courts et les temps partiels - comme au Royaume-Uni - y contribuera fortement ;
  • réduire le nombre officiel de chômeurs par différents procédés statistiques ou administratifs (radiations...) : c'est en cours depuis de nombreux mois (voir ici) au point que les économistes et statisticiens demandent de profonds changements (voir ici).


C'est à se demander si les chômeurs ne vont pas disparaître... de nos statistiques ! Car rassurons-nous, les personnes privées de travail continueront bien d'exister, elles. Comme au Royaume-Uni où, si le taux de chômage officiel n'est que 5 %, le nombre d'inaptes au travail non comptabilisés a cru de plus d'un million en moins de dix ans grâce à Tony Blair !

Il serait temps d'arrêter cette supercherie statistique !

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