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dimanche, 6 décembre 2009

Copenhague en Direct

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous retrouverez le live-blog alimenté par plusieurs militant-e-s, journalistes, photographes, activistes... qui passeront plusieurs jours à Copenhague. Le principe du live-blog est le flux : plusieurs fois par jour, seront postés des éléments brefs (courts textes, des photos, de brèves vidéos). N'hésitez pas à le faire connaître.

Copenhague en direct !!!

Il est également repris sur Médiapart sur cette édition spéciale.

Copenhague : les pays riches mènent les négociations, et nos sociétés, dans l’impasse

A la veille de l'ouverture du sommet de Copenhague, vous trouverez ci-dessous un lien vers un (long) papier réalisé pour Mouvements qui revient, sur la base principale des informations qui nous sont transmises par les réseaux Climate Justice Now, sur l'état des négociations, les enjeux géopolitiques (cadre onusien, etc...), et les risques de l'extension de la finance carbone...qui amèneraient nos sociétés dans l'impasse. Document également disponible ici en .pdf.

Copenhague : les pays riches mènent les négociations, et nos sociétés, dans l’impasse

A la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague sur le changement climatique (7 – 18 décembre), les pays riches ont mené les négociations dans l’impasse. Le constat peut apparaître dur et définitif, il est pourtant fondé.

samedi, 3 octobre 2009

Climat : droit dans le mur, sauf à agir, NOW !

Article publié par Agoravox ici.

 

De l’ère du constat à l’ère de l’action. Si le cinéma est un reflet pertinent de la société, les films The Age of The Supid de Franny Armstrong et Le Syndrome du Titanic de Nicolas Hulot nous font changer d’époque. Dépassée la période d’information et de sensibilisation sur le changement climatique que pouvaient incarner Une vérité qui dérange d’Al Gore ou Home de Yann-Arthus Bertrand. Finies les successions de chiffres et d’images de paysages magnifiques ou dégradés. Armstrong et Hulot nous disent : « Maintenant que vous savez, vous faites quoi ? ». Nous ? Oui, parce que du côté diplomatique, ça traîne les pieds.

 


Il suffit de jeter un œil aux actuelles négociations de Bangkok pour comprendre que les grands chefs de ce monde laissent l’humanité aller dans le mur en sifflotant. Les Etats-Unis n’ont toujours pas d’engagements à la hauteur des enjeux[1]. Ils refusent, bien soutenus par l’Union européenne, de reconnaître la responsabilité historique du pays du Nord[2] dans le réchauffement climatique alors que 77 % des gaz à effets de serre (GES) jamais émis l’ont été par les pays industrialisés. Les engagements de réduction évoqués sont bien loin des recommandations du GIEC : on évoque 15 % alors que le GIEC préconise 40 % de réduction d’ici 2020. L’Union européenne, qui se présente pourtant comme la championne des propositions ambitieuses, est divisée sur les mécanismes à adopter[3] et ne fait pas forcément avancer les négociations dans le bon sens[4]. Dès lors, à Bangkok, c’est manifestation sur manifestation[5].


 


A 64 jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, que faire ? A bien regarder The Age of The Stupid et Le Syndrome du Titanic, on comprend que la tâche est immense. La crise climatique ne sera pas résolue par trois coups de cuiller à pot. C’est bien la crise du capitalisme et la crise de notre civilisation qui sont mises en lumière par ces films. Il ne suffira pas de quelques comportements individuels plus civiques. Alors que Nicolas Hulot s’insurge contre la croissance et notre modèle de production et de consommation, Fanny Armstrong se demande si « l’espèce humaine est suicidaire »[6]. Que faire donc ?

 


Interpeller Nicolas Sarkozy ? C’est ce que propose l’alliance Ultimatum Climatique avec une pétition visant à atteindre un million de signataires. Réveiller les négociateurs ? On a déjà essayé[7] et ça devrait continuerFaire du bruit pour le climat ? C’est ce que proposent Les Amis de la Terre. Pas sûr qu’ils nous entendent. Organiser un grand concert ? C’est également prévu, à l’initiative de Greenpeace. Susciter des milliers d’initiatives, le même jour, dans le monde entier pour revenir à des teneurs en CO2 plus acceptables ? Rendez-vous est pris le 24 Octobre avec notamment, à Paris, 6 heures pour le Climat et la Justice Sociale qui seront organisées par le collectif Urgence Climatique Justice Sociale. Si avec tout cela, cela ne suffit pas, il faudra alors sans doute se résoudre à aller à Copenhague pour construire une immense pression populaire sur les négociations afin d’aboutir à un accord, juste et solidaire, à la hauteur des enjeux. Au risque de s’inviter à la table des négociations[8] ?

jeudi, 24 septembre 2009

Le G20 de Pittsburgh : une belle mascarade pour un G vain ?

Article publié par Agoravox ici.


C’est en tout cas le pronostic d’Attac. Ce mercredi, les militants altermondialistes de l’association avaient donné rendez-vous à la presse pour dévoiler, sous forme de théâtre de rue, les résultats probables du G20 de Pittsburgh. Le pronostic est sans appel. « Ce G20 est une sorte de mascarade parce qu'il n'y aura pas de décision sérieuse de nature à vraiment réformer en profondeur cette finance mondiale qui a déstabilisé nos économies et nos sociétés »[1], selon l'économiste Dominique Plihon, président du Conseil Scientifique d’Attac.

 

Il est vrai que les annonces très médiatisées de ces derniers temps ont pu susciter des attentes disproportionnées. Pour Nicolas Sarkozy, « Cette fois c’est la fin du secret bancaire et des paradis fiscaux»[2]. Pour Barak Obama, considérant qu’en tant que « plus grande économie du monde il faut montrer l’exemple », propose « d’instaurer des règles financières plus strictes et maitriser les bonus excessifs intolérables »[3]. De son côté, Angela Merkel considère maintenant que « la taxe Tobin est une proposition sensée »[4].

 

Au final, le G20 de Pittsburgh devrait accoucher d’une déclaration assez lénifiante et relativement peu engageante. Elle sera en tout cas bien éloignée des propositions portées communément par N. Sarkozy, A. Merkel et G. Brown[5]. Elle ne comportera pas, en tout cas, de concrétisation des engagements subis et quasi-généraux visant à instaurer une taxe Tobin sur les transactions financières, tel Bernard Kouchner proposant une « contribution volontaire sur les transactions financières au service du développement »[6]. Tout le monde connaît l’obstruction des États-Unis et le peu d’empressement des institutions européennes – auxquelles la France appartient pourtant – devant une quelconque limitation ou régulation des transactions. On peut donc légitimement se demander si les pays les plus puissants de l’Union européenne ne voulaient finalement pas arriver au sommet du G20 de Pittsburgh en affichant des propositions qu’ils savent inapplicables.

 

Ce troisième G20 en moins de douze mois se conclura par quelques promesses de modifications des normes comptables, des généralités sur la régulation des bonus, et des satisfécits auto-délivrés sur la suppression des paradis fiscaux. Un simple regard dans le rétroviseur permet de douter de la réelle efficacité des annonces faites de G20 en G20, si l’on en croit le dernier rapport de l’ONG Eurodad. Présentée comme l’exemple irréfutable de la nouvelle régulation financière mondiale instaurée par les pays du G20, la suppression des paradis fiscaux est pourtant loin d’être acquise si l’on en croit le dernier rapport de l’association Attac sur le sujet. Si des listes de paradis fiscaux avaient été établies et de maigres engagements demandés à ceux-ci pour en sortir, Attac se demande si les critères retenus par l’OCDE, loin de supprimer les paradis fiscaux, ne font que légitimer leur existence.

 

Pourtant les propositions de régulation ne manquent pas, comme celles qui seront présentées ce samedi à Bruxelles par une coalition d’ONG, d’associations et de syndicats. Même Adair Tuner, à la tête du FSA, l'autorité britannique des marchés financiers, a déclaré récemment que la plupart des transactions de la place financière de Londres étaient « socialement inutiles »[7]. A partir de là, faut-il en rester à des sujets tels que les bonus des traders ? Le cœur du problème réside-t-il réellement dans la rémunération des traders ? Si leur rémunération est un véritable scandale, n’est-elle pas surtout la preuve que les banques et le secteur financier engrangent suffisamment de profits leur permettant d’attribuer de telles rémunérations ? Ces profits ne seraient-ils pas utiles pour construire des écoles, des hôpitaux, pour lutter contre le réchauffement climatique au Sud comme au Nord… ? Ne faudrait-il pas prélever une bonne partie des ces profits pour financer la transition de nos économies vers des activités socialement utiles et écologiquement soutenables ? Une utopie ? Espérons que non… ou bien qu’elle se réalise très vite ! Pour que les G20 ne soient pas vains.

mardi, 22 septembre 2009

Copenhague : urgent d'agir pour le climat et la justice sociale...

 Lundi, des militants écologiques du monde entier ont essayé de réveiller les négociations en faisant « un maximum de bruit pour que les gouvernements s’engagent fortement sur le front des changements climatiques ». Aujourd’hui, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invités les chefs d’Etat à un Sommet sur les changements climatiques dans le but de « mobiliser la volonté politique et la vision nécessaires pour atteindre un accord ambitieux et scientifiquement fondé aux pourparlers des Nations Unies sur le climat à Copenhague ». A moins de 75 jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, le rythme s’accélère. Et le pessimisme ambiant grimpe, en constatant que les désaccords persistent entre nations développées et en développement sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Nous sommes loin d’un accord ambitieux à la hauteur des enjeux. Les enjeux ? Cette vidéo réalisée par une militante d'Attac en fait le tour mieux qu’un discours.


A écouter ces interventions, il est grand temps de mettre une énorme pression populaire sur les gouvernements du Nord pour qu’ils acceptent enfin de prendre les engagements et les mesures qui s’imposent pour assurer une transition contrôlée de nos économies[1]. Qui dit transition, dit coûts. Et sans cette mobilisation populaire, grands sont les risques que les puissants fassent payer ces transitions par les plus pauvres, au Sud comme au Nord. Comme l’exige une nouvelle plate-forme française, nous devons agir pour le climat et la justice sociale, en même temps.

 

Les initiatives locales se multiplient. Des débats, mais aussi des actions plus spectaculaires. Au pays Basque, c’est une  traversée en vélo pendant trois jours pleins, de Mauléon à Bayonne qui s’organise. Objectif : « clamer l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que le sommet de Copenhague ».

 

A vos vélos…



[1] Cf. l’intervention que j’ai faite fin août et qui est retranscrite dans ce document.


mercredi, 9 septembre 2009

Au pays du nucléaire, l’irréversible omerta nucléaire ?

Cotentin, La Hague, Flamanville… autant de noms qui fleurent bon l’atome, comme combustible ou comme déchet. Le terroir d’Areva et d’EDF. Qui utilisent, retraitent, enterrent ou expérimentent… de l’atome sous toutes ses formes. Et qui dictent une bonne partie de la politique énergétique de notre pays, par ailleurs le plus nucléarisé du monde. C’est dans ces lieux, révélateurs du poids politique de l’industrie nucléaire, qu’Esther Hoffenberg a tourné Au pays du nucléaire.

 

Simple, sensible et pertinent. Efficace et non dogmatique. A regarder absolument. Ce sera sur France 2 le jeudi 17 septembre, à 22h55 dans la case "Infrarouge". 74 minutes qui montrent comment l’industrie nucléaire a su transformer le territoire normand.

 

Difficile de s’interroger sur le bienfondé de l'énergie nucléaire sans se marginaliser. Laborieux d’obtenir des informations fiables et précises sur les rejets d’iode contaminé à 10 km des côtes. Impossible de questionner les impacts sanitaires et risques d’accidents auprès des responsables de l’usine de retraitement de La Hague.

 

Dès lors, comment être surpris que les maires environnants se satisfont de la manne financière sans chercher à savoir ? Ainsi, au nom de l’emploi, l’EPR a atterri à Flamanville suite à la pression des élus locaux. Et les quelques militants de Greenpeace, quelques profs de SVT consciencieux et citoyens, les rares associations essayant de desserrer la chape de plomb etc… ne sont pas de trop pour essayer d’introduire un grain de sable dans la mécanique huilée du soutien local et quasi général à l’industrie nucléaire.

 

Au point que celle-ci fait preuve d’une véritable arrogance et d’une suffisance alarmante. Arrogance lorsque ses promoteurs évacuent tout débat public. Suffisance lorsque les procédures de sécurité en cas d’accident ou autre sont dérisoires. Ou encore lorsque les inquiétudes du concepteur du silo d’entreposage des déchets nucléaires sur le site de la Hague sont balayées d’un revers de la main.

 

Tant d’arrogance et de suffisance font froid dans le dos. Qui plus est lorsqu’il s’agit d’une industrie dont le développement a des conséquences irréversibles, subtilement montrées, à l’échelle de plusieurs générations. Un véritable débat public, contradictoire, doit imposer à Sarkozy de stopper sa diplomatie nucléaire. Ce film peut y contribuer. Au pays du nucléaire, un documentaire pour … sortir de l’omerta nucléaire ! 

 

Plus d’infos :

-          Prochaine mobilisation questionnant l’industrie nucléaire : http://fermons-fessenheim.org/

-          Sortir du nucléaire est-il possible ? Oui si l’on suit les recommandations du programme Negawatt : http://www.negawatt.org/

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