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jeudi, 19 avril 2007

La France qui se lève tôt de Nicolas Sarkozy...


...

... rien de mieux que de vous renvoyer à l'argumentaire réalisé par le collectif LFQSLT : http://hoplasurinternet.free.fr/lafrancequiselevetot/tract_France_qui_se_l_ve_t_t_dimanche.doc

Bonne lecture !

mercredi, 18 avril 2007

Airbus et Forgeard, révélateurs de trois projets de société...


Le parachute doré de Noël Forgeard à son départ d'EADS (6,1 millions d'euros d'indemnités plus une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros) face au 10 000 suppressions d'emplois du plan POWER 8 d'Airbus ont suscité une indignation assez générale. En pleine campagne électorale, il n'aurait pu en être autrement.

Si on laisse de côté le FN, on observe pourtant trois types de propositions différentes pour remédier à ces "comportements inadmissibles" :

  • du MEDEF à Sarkozy, on s'indigne, en laissant entendre que ces comportements sont peu nombreux, et qu'il ne faut surtout pas légiférer : Madame Parisot n'a-t-elle pas dit que "le débat permettra de réguler" ce type de comportements ? (1)
  • au PS de Royal, on envisage une loi... pour légiférer contre les excès de rémunération des patrons en exigeant plus de transparence !
  • les candidats antilibéraux, unanimes, veulent eux changer de logique et remettre en cause le capitalisme financier qui régit la vie de millions de personnes.

Ces trois types de réaction recoupent trois grands types de projets :

  • un projet de régression sociale baignant dans l'ultra-libéralisme, celui de Sarkozy ;
  • un (non)projet de renonciation et de simple accompagnement des dégâts du libéralisme de Royal ;
  • un projet de rupture avec l'organisation libérale du monde économique pour mener une vraie transformation sociale, porté par les candidats antilibéraux.

A nous de choisir le 22 Avril...

(1) Thierry Breton ayant sans doute cautionné un tel parachute, on en attendait pas moins ! (voir ici)

lundi, 16 avril 2007

Les exonérations de charges patronales sont-elles efficaces ?


Tout le monde doute de l'efficacité des exonérations de charges patronales comme facteur de création d'emplois, sauf peut-être Nicolas Sarkozy et François Bayrou qui en proposent de nouvelles.

Pourtant, même la Cour des comptes trouve que les "allègements représentent aujourd'hui un coût trop élevé" et juge que "leur efficacité quantitative reste trop incertaine" (voir ici).

Ne serait-il pas temps de revenir sur ces plus de 25 milliards annuels qui s'évaporent et qui ne rentrent pas dans les comptes du Budget de l'Etat ? Histoire peut-être de financer des emplois socialement et écologiquement utiles.... (éducation, service public à la petite enfance,...). 25 milliards représentent l'équivalent de 1 000 000 emplois rémunérés au salaire moyen...

Et on ne parle pas des aides publiques aux entreprises... (voir ici).

A bon entendeur !

samedi, 14 avril 2007

The Economist soutient Sarkozy !


Nicolas Sarkozy, "après un quart de siècle d'une France à la dérive, offre le meilleur espoir de réforme" parmi les candidats à l'élection présidentielle, estime The Economist dans sa dernière édition dont la couverture le présente sous les traits d'un Napoléon chevauchant un cheval blanc.

La bonne nouvelle ? The Economist connaît bien l'Histoire de France !

source : AFP

jeudi, 12 avril 2007

Le coût des reconduites à la frontière du ministre Sarkozy

Le budget 2007 de la Police Nationale donne :

  • 179,1 millions d'euros (+ 60 % par rapport à 2006) pour les frais d'expulsion, les contrôles aux frontières, le fonctionnement et l'extension des centres de rétention administrative.
  • 508,6 millions d'euros de masse salariale, soit 10 894 emplois en équivalent temps plein (9 083 en 2006).

Soit 687,7 millions d'euros représentant 8,4 % du budget de la Police Nationale.

Source : Les échos, 27 Septembre 2006

mercredi, 11 avril 2007

Des propositions pour lutter réellement contre le chômage ?

En cette période où la principale mesure du gouvernement contre le chômage est de bidonner des chiffres officiels pour justifier sa politique anti-sociale, voilà quelques éléments, rédigés pour la campagne Bové et tous ses porte-paroles, pour discuter du fond : comment agir pour éradiquer réellement le chômage ?

Bien sûr, on est loin des appels incantatoires aux modèles sociaux nordiques ou britanniques où le plein emploi n'est que de la poudre aux yeux (voir prochain post...)

Comment éradiquer réellement le chômage ?

Ne peut-on pas commencer par interdire les licenciements aux entreprises qui font des profits et exiger de les voir rembourser les aides publiques perçues ?

Et ensuite, surtout, laisser tomber les VIEILLES politiques libérales de droite et de gauche qui ont montré leurs échecs depuis 30 ans : 4,5 millions d'inscrits à l'ANPE, 1,3 million de RMISTES.

D'autres politiques sont possibles. Des politiques NOUVELLES. Pour mettre fin au travail jetable. Les salariés d'Airbus, d'Alcatel, de PSA sont des femmes et des hommes avant d'être une variable d'ajustement d'actionnaires avides de profits faciles.

Pour éradiquer le chômage et créer des emplois, voilà 4 propositions à jeter dans le débat :

développer des activités nouvelles, profitables à tous : service public de la petite enfance, développement des énergies renouvelables, économie sociale et solidaire ;

partager le travail et renforcer les services publics existants (école, santé, transports...)

développer la formation tout au long de la vie et sécuriser les parcours professionnels ;

imposer à la BCE et à l'Union Européenne de favoriser l'emploi en Europe (baisse des taux d'intérêt, euro plus faible, politique volontariste d'harmonisation sociale...)

dimanche, 8 avril 2007

La DETTE, une imposture d'hypocrites ?

Une peu d'hauteur de vue !

Histoire de replacer le débat dans son contexte, rappelons que la dette la plus insupportable et la plus insoutanable qu'il soit est celle des des pays les plus pauvres que les pays riches refusent d'annuler malgré leurs promesses successives et répétées (du G8 De Cologne en 1999 à celui de 2005 en Ecosse) (plus d'infos sur le site du CADTM)

La dette française est-elle insupportable ?

  • C'est le principal argument pour justifier les réductions de dépenses publiques et l'absence de volontarisme politique ;
  • la dette n’augmente pas à cause de « dépenses excessives » : leur part dans le PIB est à peu près constante ;
  • la dette augmente en raison de taux d’intérêt trop élevés, et en raison de la réduction des recettes de l’Etat à travers les cadeaux fiscaux qui favorisent les plus aisé-e-s d'entr nous ;

Qui paie la dette française ?

  • la dette n’est pas un fardeau pour les générations futures mais pour la majorité des contribuables qui paient les rentes de ceux qui sont assez riches pour prêter à l'Etat ;
  • Le transfert ne se fait donc pas entre générations mais entre couches sociales. Ce sont les contribuables d’aujourd’hui (et non pas les générations futures) qui paient les intérêts de ceux qui sont assez riches pour prêter à l'Etat ;

De vraies propositions pour réduire la dette ? En voici quelques-unes, à contre courant des idées dominantes, qui visent à venir sur les mauvaises raisons de la dette :

  • lutter contre la fraude fiscale, (soit 30 à 40 milliards d'euros)
  • revenir sur les aides fiscales pour les plus riches, notamment les aides aux entreprises en matière fiscale (60 milliards d'euros)
  • rendre beaucoup plus progressifs les divers impôts sur le revenu et le patrimoine.


D'autre part, faut-il exclure a priori les bonnes raisons de recourir à la dette publique ? Ce recours n'est-il pas justifié pour financer les projets d’investissement socialement et écologiquement utiles, pour sortir de l'immobilisme, par exemple : construction d’équipements collectifs, de logements sociaux ou programme d’isolation des logements ?

vendredi, 6 avril 2007

Sarko prône "plus d'Etat"... dans les médias !

Le candidat du libéralisme économique - rôle qu'il partage avec François Bayrou - a une drôle conception de l'intervention de l'Etat dans l'économie. Moins d'Etat, mais pas partout. Ainsi dans la presse, il prône plus d'Etat, mais sans défendre un service public, forme d'interventionnisme classique.

Le 4 avril, devant un parterre d'acteurs d'une certaine Culture, il affirme qu'il faut « soutenir la presse, garantir la pérennité de l'actuel système d'aides, notamment l'aide aux fonds propres », ajoutant que « l'Etat doit jouer pleinement son rôle, parce qu'il n'y a pas de pluralisme de l'information, et donc de démocratie véritable, sans des entreprises de presse rentables et économiquement viables ».

Résumé : c'est l'alliance de TF1 et de l'ORTF, c'est-à-dire de l'alliance des capitaux privés avec un droit de regard de l'Etat, du monarque présidentiel, sur les contenus. Les prémices de cet interventionnisme monarco-républicain sont déjà là, si l'on en croit cet article de Libération.

On est prévenu !

jeudi, 5 avril 2007

Ségolène Royal est-elle encore socialiste ?

Dans le numéro de Challenges du 29 mars, Ségolène Royal déclare :

  • les « profits sont nécessaires »,
  • « Je veux que les entrepreneurs aient envie de réussir ».
  • « Je suis même prête à dire aux entrepreneurs: il n'y a pas de honte à dégager des bénéfices, à augmenter ses revenus.»
  • favorable à «l'économie de marché»
  • « d'accord" pour "des délocalisations défensives ».
  • « Il n'est pas question de démotiver ceux qui gagnent 4.000 euros et de taxer davantage le travail »

Si l'on définit comme socialiste une personne qui combat l'individualisme et défend l'égalité et lé solidarité, on peut se demander en quoi Ségolène Royal est encore socialiste, en quoi elle est encore une candidate de gauche...

mercredi, 4 avril 2007

Les idées fixes de Sarko en matière de santé

J'avais raté cette proposition du programme de Sarkozy.

Une pétition nous rappelle utilement la vision libérale et réactionnaire de l'UMP et Sarkozy en matière de santé : l'augmentation des dépenses de santé, parce qu'elles sont remboursées par la collectivité, devrait être combattue. Par contre, l'UMP Et Sarkozy promeuvent le modèle américain : comme en France, les dépenses de santé ne cessent d'augmenter, mais, parce que relevant de l'assurance privée et non remboursées par la collectivité, ce n'est pas grave.

La haine du secteur public, de la collectivité et de l'assurance collective sont donc les moteurs des réflexions de la droite sarkozyste, qui décidément a beaucoup de points communs avec les idéologues néoconservateurs américains.

Dernier avatar de cette logique : instaurer une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera plus rien. Le collectif à l'initiative pointe de graves dangers dont vous pourrez découvrir les détails sur leur site :

  • une régression sociale : c’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.
  • une menace sur l’accès aux soins des plus modestes qui, devant le coût des soins, seront dissuadés de se soigner et seront donc les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour
  • l'inverse d'une politique cohérente de santé publique : on cherche à dissuader les petits ou moyens consommateurs de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères et pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard.
  • une remise en cause du « tiers payant » : les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais », réduisant encore l’accès aux soins des plus modestes.

mardi, 3 avril 2007

Les fausses promesses des pays du G8....

Juillet 2005, Gleneagles, Ecosse : les 8 chefs d'Etat des pays les plus puissants de la planète promettent de doubler l'aide à l'Afrique d'ici 2010, mais aussi d'annuler la dette publique multilatérale de 35 des pays les plus pauvres et d'accroître de 50 milliards de dollars d'ici à 2010 l'aide aux nations les plus démunies

Résultat : on est loin du compte. L'OCDE rappelle que les pays riches doivent plus que doubler le rythme de croissance annuel de l'aide qu'ils octroient aux pays pauvres pour respecter leurs engagements.

En effet, l'aide des pays riches au développement a chuté de 5,1 % en 2006.

Et la France ? L'aide totale augmente de 1,4 % mais elle est en fait en réduction de 1,4 % hors allègements de dette. Bref, on est loin d'atteindre les 0,7 % du PIB, promis à chaque fois qu'il faut faire bonne figure.

Pour toutes les données, voir ici

lundi, 2 avril 2007

La TVA Sociale, une vraie mauvaise idée ?

Sarkozy a proposé le 30 mars « d'expérimenter la TVA sociale sur un ou deux secteurs » pour rendre les entreprises françaises plus compétitives en réduisant les cotisations patronales.

Il s’agit de baisser le coût du travail en réduisant les cotisations patronales et dans le même temps d’augmenter la TVA de plusieurs points.

Les partisans de la TVA sociale mettent en avant deux grands avantages :

  • la baisse du coût du travail qui favoriserait la compétitivité des entreprises produisant en France ;
  • les exportations étant exonérées de TVA seraient favorisées par la baisse du coût du travail ;

Les opposants à la TVA sociale la critiquent pour plusieurs raisons :

  • le rendement financier de la TVA sociale, en augmentant la TVA à 25 % pour tous les produits, ne serait que de 82 milliards d'euros alors que les cotisations patronales rapportent 180 milliards d'euros ; même dans ce cas extrême, il serait impossible de supprimer les cotisations patronales ;
  • dans beaucoup de secteurs, la baisse des cotisations ne sera pas répercutée et servira à augmenter les marges...
  • pour des secteurs en position délicate, une telle hausse des prix pourrait avoir des effets dramatiques (baisse de la consommation et donc de leur chiffre d’affaires) voire contreproductifs.
  • la TVA sociale opère un transfert au détriment des ménages : la hausse de l’imposition de la consommation aggraverait le déséquilibre du système fiscalo-social français.
  • aggravation des inégalités : la TVA touche uniformément les consommateurs, à la différence des impôts progressifs comme l’impôt sur le revenu ;

Pour plus de précisions, voir un texte du SNUI et une interview d'Henri Sterdyniak, de l'OFCE.

dimanche, 1 avril 2007

Sarko et la réduction du temps de travail...

Qu'on pense que ce soit une bonne ou une mauvaise solution, la réduction du temps de travail est un sujet trop sérieux pour mériter les paroles d'un Sarko idéologue.

Devant des jeunes entrepreneurs le 30 mars :

  • il faut "ranger au placard la notion de partage du temps de travail", qualifiée de "suicide économique" ;
  • "Les 35 heures comme minimum, pas de problème! Le problème, c'est les 35 heures comme maximum",

Encore un petit effort Nicolas, et tu seras près d'atteindre le degré d'idéologie maximale qu'ont atteint les communistes staliniens pendant les trente Glorieuses... Comme quoi chirac avait peut-être raison (voir ici)

samedi, 31 mars 2007

Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es.

Sur le versant économique et social, observer les soutiens des candidats est plus parlant que les promesses de campagne...

Bayrou : qu'est-il réellement de son positionnement ni droite ni gauche ?

L'homme de l'UDF vient de recevoir le très explicite soutien d'Alternative libérale dont le programme prévoit :

  • la suppression du monopole de la Sécurité Sociale,
  • la privatisation de la RATP, de la SNCF, de la Poste et des écoles.
  • la restriction très forte du droit de grève.

Autre soutien ? Celui de Nicolas Miguet ! Celui-là même qui n'a qu'un seul mot d'ordre, lorsqu'il ne s'essaie pas à la fraude aux parrainages : "moins d'impôts"

Et Sarko dans tout ça ? L'homme de la rupture qui voudrait être celui de la revalorisation du travail a reçu le soutien récent de :

  • Chirac lui-même ; Sarko endosse alors nécessairement son bilan : sur le plan économique, voir ici pour le bilan des 5 dernières années, et ici pour le bilan des deux mandats de Chirac.
  • Olivier Blanchard, économiste reconnu jusqu'ici plutôt PS, mode Delors-Bérégovoy. Pour quelles raisons ? Il les explique ici C'est limpide : pour réduire les "rigidites" sur le marché du travail en supprimant le CDI, pour permettre les ajustements de salaires en fonction de la conjoncture (en filigrane faire sauter le "verrou" du SMIC), pour aligner nos universités sur le modèle américain (sélection à l'entrée, frais de scolarité élevés). Résumé : Blanchard votera pour Sarkozy l'ultra-libéral parce que Ségo ne le serait pas assez.

Bref, loin d'ête le candidat de la rupture gauche-droite pour Bayrou et de la rupture tout court pour Sarko, ces deux candidats sont d'abord des candidats du libéralisme économique qui favorise les marchés et les employeurs au détriment des salariés.

jeudi, 29 mars 2007

Borloo et Larcher, soutiens de Sarkozy, font rire toute la France

Le ministère de l'emploi poursuit ses annonces triomphantes sur la baisse du chômage. Dernière en date, l'annonce du taux de 8,4% de chômeurs en France fait sourire, pour ne pas dire exploser de rire, la France entière. Pour preuve :

  • Il y a toujours 4,5 millions d'inscrits à l'ANPE ;
  • Eurostat place le taux de chômage en France vers 8,9 %
  • La publication des chiffres statistiquement les plus justes a été étrangement repoussée après les résultats de la présidentielle parce qu'ils s’avèrent déjà être un cinglant démenti aux chiffres du ministère ;
  • Les radiations administratives explosent (+ 39 % entre 2004 et 2006) ;
  • Notre pays compte 1300 000 RMIstes, en hausse constante depuis de nombreuses années, compte tenu des restrictions de l'indemnisation chômage.

L'emploi ne s'améliore pas et la précarité explose : la dernière note du collectif « Les Autres Chiffres Du Chômage » (ACDC, réunissant économistes, statisticiens et syndicalistes) montre que 14 millions de personnes sont touchées par le chômage total ou l’emploi inadéquat (selon le BIT), soit 51% de la population active !

En décrédibilisant les statistiques publiques, Borloo et Larcher, soutenus par Sarkozy, renforcent les réserves et craintes des français envers leur système politique.

Et si on changeait de politique ?

mardi, 27 mars 2007

Migrantes et migrants, quelques chiffres

Difficile, dans une campagne dominée par les discours nationalistes et populistes, de rester concentré sur les débats économiques.

Une fois n'est pas coutûme, voilà quelques données sur les migrantes et migrants dnas le monde ... pour alimenter le débat : Environ 3% de la population mondiale (près de 200 millions de personnes) se trouvent hors de leur pays de naissance.

  • 55% des personnes en situation d’immigration ont quitté un pays pauvre pour un autre pays du Sud un peu moins pauvre : 30% d’étrangers en Côte d’Ivoire, 3 millions de réfugiés en Iran, 2 millions au Pakistan...
  • Les flux importants de transferts ont excédé 230 milliards de dollars en 2005 et surpassent l'aide internationale ;
  • Le dernier rapport de l'INSEE recense 4 milllions et demi d'immigrés en France. Parmi ces immigrés 2 millions ont acquis la nationalité française. ¼ des migrants vient d’un pays européen.
  • 2 millions de français vivent à l’étranger.
  • Le nombre cumulatif des Sans Papiers actuellement présents en France se situerait, selon différentes évaluations, entre 300.000 et 500.000.
  • L’OCDE, de son côté, évalue à quelque 500.000 le nombre annuel des entrées sur le territoire de l’UE.

samedi, 24 mars 2007

Le travail : s'y épanouir ou s'y tuer !

Dans l'actualité, on assiste à une multiplication des suicides sur les lieux de travail :

  • quatre salariés de la centrale nucléaire de Chinon, en moins de 2 ans ;
  • trois suicides en 4 mois au technocentre Renault (Guyancourt, Yvelines).

Si les pouvoirs publics et les entreprises attendent pour agir qu'on leur apporte la preuve statistique que le suicide est lié aux conditions de travail, nous n'aurons plus qu'à compter les morts. Le simple fait que les salariés eux-mêmes évoquent la possibilité que ce soit lié au travail expriment leur propre mal-être : le travail fait souffrir.

Des données et des Chiffres :

a. Les Conditions de travail se dégradent (pour des évaluations précises voir ici) :
  • La promesse des années 80-90 ne s'est pas réalisée : Les pénibilités physiques n'ont pas disparu. Elles se renforcent même, notamment pour les ouvriers et employés peu qualifiés. D'une manière générale, les pénibilités psychologiques se sont accrues.
  • Les Troubles Musculo-Squelettiques (TMS), dus essentiellement à des contraintes posturales pénibles, constituent la première cause de maladies professionnelles en France comme dans la plupart des pays européens (+ 20% par an).
  • Les contraintes psychologiques (contraintes de rythme, liens avec le public), liées à la plus grande flexibilité du travail, ne cessent de croître sans que les salariés disposent des ressources (aides possibles, temps disponibles, formation) permettant d'y faire face.
b. La santé des travailleurs est dégradée par le travail :
  • Les inégalités sociales de santé perdurent : La probabilité de décéder entre 35 et 65 ans est de 13 % pour les cadres et professions libérales contre 26 % pour les ouvriers. Toutes les pathologies reculent chez les cadres, pas chez les ouvriers (augmentation des cancers du poumon, du pancréas et de l’encéphale) ;
  • Les accidents de travail (800 000 par an) et les arrêts maladie ne diminuent pas réellement ;
  • Près d’un problème de santé sur cinq est attribué au travail, soit 1 840 000 personnes de 15 à 64 ans par an ;
c. Les impacts du travail sur la santé sont très coûteuses :
  • le Comité économique et social des Communautés européennes estime, en 2000, les coûts des maladies liées au travail de 2,6 % à 3,8 % du PNB dans les pays industrialisés.
  • le coût global cumulé des accidents et des maladies professionnels s’élève à 3 % de la richesse nationale en France, soit l’équivalent théorique de plus de dix jours fériés supplémentaires.
A quand une réaction digne de ce nom des pouvoirs publics ?

jeudi, 22 mars 2007

Total ou la remise en cause du pouvoir des multinationales

L'actualité :

Le 21 mars 2007, Christophe de Margerie est mis en examen pour suspicion de corruption d'agent public pour un marché gazier signé en Iran en 1997, sous Jospin. L'accusation porte sur une somme de 40 millions d'euros versés à une société de consultant, somme dont on ne retrouve pas la trace.

Le passé de Total :

Iran, Cameroun, Irak, Birmanie, Erika, les scandales de corruption, de travail forcé ou de pollution liés à Total ne manquent pas.

Avec l'intégration d'Elf à Total, c'est la politique de la "Françafrique" de Chirac and co qui perdure à travers Total. Et dans le même temps, les profits de Total croissent à vitesse exponentielle :

  • 7 milliards en 2003 ;
  • 9M en 2004 ;
  • 12M en 2005 ;
  • 12.58 milliards d’euros en 2006.
Des pistes pour l'avenir :
  • s'attaquer à la corruption : voir la campagne "Publiez ce que vous payez" ;
  • taxer réellement les bénéfices des entreprises multinationales ;
  • permettre aux salarié-e-s de peser réellement sur les choix stratégiques de leurs entreprises (un petit retour de l'autogestion ? Au minimum, l'émalioration de la démocratie dans les entreprises....) ;
  • rendre responsables les dirigeants d'entreprise pour les atteintes aux droits de l'homme et à l'environnement ;
  • autres......

Agissons, avant qu'il ne soit trop tard !

mardi, 20 mars 2007

"Travailler plus pour gagner plus"

Sarkozy le claironne partout . Mais qu'a-t-il fait au ministère des Finances et de l'économie ?

Lors de son passage à Bercy, sous Raffarin, Sarkozy a fait ou cautionné :

  1. la baisse de la rémunération des heures supplémentaires dans les petites entreprises puisque la surcôte est passée de 25 % à 20 % !
  2. le travail gratuit lors de la mise en place de la Journée de solidarité envers les personnes âgées, par la suppresion du caractère férié du Lundi de Pentecôte.

Une fois annualisée, cette journée correspond approximativement (cf. ici) :

  • pour le salarié, à une augmentation du temps de travail de 0,44 %, c'est-à-dire une baisse du salaire horaire de 0,43 % ;
  • pour l'employeur, à une baisse d'environ 0,41 % du coût horaire.

Avec Sarkozy, travailler plus, d'accord, gagner plus, c'est moins sûr !

dimanche, 18 mars 2007

Faut-il chiffrer les programmes des candidats ?

Face au réflexe pavlovien des Instituts de l'Entreprise et autres cabinets d'experts, proches des grands groupes et intérêts financiers français, qui chiffrent toute nouvelle mesure, les économistes non libéraux s'interrogent.

Faut-il chiffrer les programmes des candidats ? Deux économistes de l'OFCE viennent de publier un manifeste expliquant pourquoi ils ne chiffreront pas les programmes (voir ici). Leur principal argument est le suivant : n'importe quel chiffrage adopte une démarche comptable qui ne tient pas compte des effets induits par les dépenses publiques de la mesure étudiée. Pour prendre un exemple, la hausse du SMIC a pour effet d'augmenter le pouvoir d'achat des salariés qui, en consommant plus, feront croître les recettes en TVA de l'Etat. Pour peu que cette augmentation des dépenses entraîne des bénéfices et des investissements supplémentaires du côté des entreprises, alors les dépenses publiques peuvent être plus que compensées par les retours de TVA, impôts sur les bénéfices et autres augmentations d'impôts liés à la croissance économique. Le bilan peut-être neutre ou même positif pour les dépenses publiques. Or, une démarche comptable ne permet pas de rendre compte de ces effets, ce qui « contribue davantage à obscurcir le débat qu'à l'éclairer » selon les deux économistes de l'OFCE.

A l'inverse, un autre économiste (voir ici) montre, exemple à l'appui, qu'une simple approche comptable permet de montrer que le programme économique de Nicolas Sarkozy, et notamment les baisses d'impôt promises, augmenterait le déficit public de 55 milliards d'euros, soit 3 % du PIB. Pour lui, le chiffrage, bien qu'imparfait, « est une exigence légitime qui préserve de la démagogie populiste ».

Le débat est donc ouvert. Le dernier chiffrage connu, celui de Coe-Rexecode, proche des grandes entreprises, est politiquement très intéressant : seul le programme de Nicolas Sarkozy créerait des emplois !!! Un seul enseignement à en tirer : les grandes entreprises soutiennent le programme libéral de Nicolas Sarkozy.

On s'en doutait....

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