Une partie de l’avenir de la planète se joue du 7 au 18 décembre 2009 lorsque les gouvernements du monde se réuniront à Copenhague pour la 15ème Conférence des Nations Unies sur le Réchauffement Climatique (COP-15). Du rapport Stern aux rapports du GIEC,  en passant par les films d’Al Gore et Yann Arthus-Bertrand, les preuves grand public du réchauffement climatique causé par l’Homme sont partout. Le climat se dérègle déjà au delà des prévisions les plus pessimistes.

Le dernier rapport du GIEC indique très clairement que, pour ne pas dépasser une augmentation de 2°C de la température terrestre d’ici la fin du siècle, le monde devra d’ici 2050 réduire ses émissions de gaz à effets de serre de 90 % ! On en est loin. Les engagements de l’UE se limitent à 20 % de réduction pour 2020…

Dans la lignée d’un Ban Ki-Moon pour lequel « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas », le collectif Ultimatum Climatique a publié le 25 mai un appel affirmant que le climat nous lance un ultimatum et qu’un accord est impératif : sur leur site, les jours nous séparant de Copenhague sont d’ailleurs décomptés comme s’il s’agissait de nos derniers jours à vivre. Au risque, qu’à force de mettre le doigt sur l’urgence et l’absolue nécessité d’un accord…, on en vienne à préférer un mauvais accord dicté par les desiderata des Etats-Unis et la Chine, plutôt que pas d’accord du tout. 

Déjà, les Amis de la Terre pointent ce risque. Raison pour laquelle cette association entend lier questions climatiques et justice sociale considérant que la crise environnementale ne se résoudra pas en laissant inchangés les rapports Nord-Sud, le mode de production et de consommation du Nord, les inégalités sociales, etc… Cette approche est également celle du collectif Urgence Climatique Justice Sociale, dont fait partie Attac, qui considère que les pistes techniques telles que l’enfouissement des gaz, les agrocarburants, etc…ne sont en rien des solutions mais une partie des problèmes à résoudre. Ce collectif vient d’ailleurs de publier le compte-rendu d’une rencontre de mouvements sociaux internationaux dont la majorité soutient que le règlement des problèmes climatiques est insoluble dans un système capitaliste, ou tout du moins néo-libéral et productiviste…

 Le PNUD lui-même affirmait dans son rapport 2007-2008 que « le modèle économique des pays riches (poussant à la croissance et à la consommation)… est écologiquement insoutenable ».

Tout un programme…