Lundi, des militants écologiques du monde entier ont essayé de réveiller les négociations en faisant « un maximum de bruit pour que les gouvernements s’engagent fortement sur le front des changements climatiques ». Aujourd’hui, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invités les chefs d’Etat à un Sommet sur les changements climatiques dans le but de « mobiliser la volonté politique et la vision nécessaires pour atteindre un accord ambitieux et scientifiquement fondé aux pourparlers des Nations Unies sur le climat à Copenhague ». A moins de 75 jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, le rythme s’accélère. Et le pessimisme ambiant grimpe, en constatant que les désaccords persistent entre nations développées et en développement sur les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Nous sommes loin d’un accord ambitieux à la hauteur des enjeux. Les enjeux ? Cette vidéo réalisée par une militante d'Attac en fait le tour mieux qu’un discours.


A écouter ces interventions, il est grand temps de mettre une énorme pression populaire sur les gouvernements du Nord pour qu’ils acceptent enfin de prendre les engagements et les mesures qui s’imposent pour assurer une transition contrôlée de nos économies[1]. Qui dit transition, dit coûts. Et sans cette mobilisation populaire, grands sont les risques que les puissants fassent payer ces transitions par les plus pauvres, au Sud comme au Nord. Comme l’exige une nouvelle plate-forme française, nous devons agir pour le climat et la justice sociale, en même temps.

 

Les initiatives locales se multiplient. Des débats, mais aussi des actions plus spectaculaires. Au pays Basque, c’est une  traversée en vélo pendant trois jours pleins, de Mauléon à Bayonne qui s’organise. Objectif : « clamer l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que le sommet de Copenhague ».

 

A vos vélos…



[1] Cf. l’intervention que j’ai faite fin août et qui est retranscrite dans ce document.