Dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es.
Par Maxime Combes le samedi, 31 mars 2007, 11:56 - Echos de l'éco - Lien permanent
Sur le versant économique et social, observer les soutiens des candidats est plus parlant que les promesses de campagne...
Bayrou : qu'est-il réellement de son positionnement ni droite ni gauche ?
L'homme de l'UDF vient de recevoir le très explicite soutien d'Alternative libérale dont le programme prévoit :
- la suppression du monopole de la Sécurité Sociale,
- la privatisation de la RATP, de la SNCF, de la Poste et des écoles.
- la restriction très forte du droit de grève.
Autre soutien ? Celui de Nicolas Miguet ! Celui-là même qui n'a qu'un seul mot d'ordre, lorsqu'il ne s'essaie pas à la fraude aux parrainages : "moins d'impôts"
Et Sarko dans tout ça ? L'homme de la rupture qui voudrait être celui de la revalorisation du travail a reçu le soutien récent de :
- Chirac lui-même ; Sarko endosse alors nécessairement son bilan : sur le plan économique, voir ici pour le bilan des 5 dernières années, et ici pour le bilan des deux mandats de Chirac.
- Olivier Blanchard, économiste reconnu jusqu'ici plutôt PS, mode Delors-Bérégovoy. Pour quelles raisons ? Il les explique ici C'est limpide : pour réduire les "rigidites" sur le marché du travail en supprimant le CDI, pour permettre les ajustements de salaires en fonction de la conjoncture (en filigrane faire sauter le "verrou" du SMIC), pour aligner nos universités sur le modèle américain (sélection à l'entrée, frais de scolarité élevés). Résumé : Blanchard votera pour Sarkozy l'ultra-libéral parce que Ségo ne le serait pas assez.
Bref, loin d'ête le candidat de la rupture gauche-droite pour Bayrou et de la rupture tout court pour Sarko, ces deux candidats sont d'abord des candidats du libéralisme économique qui favorise les marchés et les employeurs au détriment des salariés.