Familles monoparentales : les chiffres de l'exclusion sociale
Par Maxime Combes le vendredi, 20 juillet 2007, 08:03 - les vrais chiffres - Lien permanent
Un rapport du Centre d'Etudes de l'Emploi revient sur les difficultés sociales que rencontrent les familles monoparentales. Présentation en quelques chiffres.
1. De plus en plus nombreuses :
680 000 en 1962, 1,5 million en 1999, environ 2 millions en 2007 (soit 20 % des ménages avec enfants). La principale cause en est l'augmentation des séparations.
74 % des familles monoparentales le sont suite à une séparation, 15 % suite à une naissance et 11 % suite à un décès.
2,4 millions d'enfants vivent avec un seul de leurs parents, le plus souvent la mère.
2. Niveau de vie et pauvreté
Leur niveau de vie est inférieur de 25 % à l'ensemble des ménages.
Les parents de familles monoparentales sont deux fois plus au chômage que les autres parents (14,4 % contre 6,9 %).
Un tiers des parents isolés sont bénéficiaires de minima sociaux.
Le taux de pauvreté des familles monoparentales est de 24 % (10 % pour les autres).
Commentaires
L'association familiale de ma ville alerte les autorités et la population depuis 2 ans sur cette évolution de la fréquentation de leur épicerie sociale (gérée en lien avec la croix rouge et le secours catholique).
De plus en plus de salarié en précarité, de jeunes mis à la porte à leur majorité par des parents qui ont peu de revenus, et surtout de femmes seules avec leur enfants ont besoin de cette épicerie 70 % moins cher que le commerce pour acheter à manger ou des produits d'hygiène.
Le cercle de la précarité : perte d'emplois, baisse du revenu, explosion de la famille, problème de logement, puis de scolarisation est trop souvent observé, dans les villages comme dans la ville. La solidarité dans des groupes de petites tailles (village, quartier) est une nécessité pour garder la tête hors de l'eau.
Ce qui est étonnant, c'est que ces familles ont des factures d'eau et d'électricité bien supérieures à la moyenne. Il y a un réel problème de repères pour une gestion économe et responsable de leur consommation. L'idée "consommer = exister" est très présente... malheureusement pour elles et pour l'environnement.
salut,
Je trouve ton analyse économico-politique précise et ton blog est une excellente idée. Dommage qu'il n'y ait pas davantage de commentaires.
Je me suis permis de faire un post sur un autre blog qui tente (désespéremment ?) de relayer des initiatives qui donnent des pistes pour résister au sarkozysme ambiant et au libéralisme débridé. C'est très modeste, comparé à ce que tu as entrepris, mais bon, on espère toujours que ça sera utile à quelqu'un !...
Bonne continuation
Vera Cruz