La DETTE, une imposture d'hypocrites ?
Par Maxime Combes le dimanche, 8 avril 2007, 11:01 - Echos de l'éco - Lien permanent
Une peu d'hauteur de vue !
Histoire de replacer le débat dans son contexte, rappelons que la dette la plus insupportable et la plus insoutanable qu'il soit est celle des des pays les plus pauvres que les pays riches refusent d'annuler malgré leurs promesses successives et répétées (du G8 De Cologne en 1999 à celui de 2005 en Ecosse) (plus d'infos sur le site du CADTM)
La dette française est-elle insupportable ?
- C'est le principal argument pour justifier les réductions de dépenses publiques et l'absence de volontarisme politique ;
- la dette n’augmente pas à cause de « dépenses excessives » : leur part dans le PIB est à peu près constante ;
- la dette augmente en raison de taux d’intérêt trop élevés, et en raison de la réduction des recettes de l’Etat à travers les cadeaux fiscaux qui favorisent les plus aisé-e-s d'entr nous ;
Qui paie la dette française ?
- la dette n’est pas un fardeau pour les générations futures mais pour la majorité des contribuables qui paient les rentes de ceux qui sont assez riches pour prêter à l'Etat ;
- Le transfert ne se fait donc pas entre générations mais entre couches sociales. Ce sont les contribuables d’aujourd’hui (et non pas les générations futures) qui paient les intérêts de ceux qui sont assez riches pour prêter à l'Etat ;
De vraies propositions pour réduire la dette ? En voici quelques-unes, à contre courant des idées dominantes, qui visent à venir sur les mauvaises raisons de la dette :
- lutter contre la fraude fiscale, (soit 30 à 40 milliards d'euros)
- revenir sur les aides fiscales pour les plus riches, notamment les aides aux entreprises en matière fiscale (60 milliards d'euros)
- rendre beaucoup plus progressifs les divers impôts sur le revenu et le patrimoine.
D'autre part, faut-il exclure a priori les bonnes raisons de recourir à la dette publique ? Ce recours n'est-il pas justifié pour financer les projets d’investissement socialement et écologiquement utiles, pour sortir de l'immobilisme, par exemple : construction d’équipements collectifs, de logements sociaux ou programme d’isolation des logements ?