Le candidat du libéralisme économique - rôle qu'il partage avec François Bayrou - a une drôle conception de l'intervention de l'Etat dans l'économie. Moins d'Etat, mais pas partout. Ainsi dans la presse, il prône plus d'Etat, mais sans défendre un service public, forme d'interventionnisme classique.

Le 4 avril, devant un parterre d'acteurs d'une certaine Culture, il affirme qu'il faut « soutenir la presse, garantir la pérennité de l'actuel système d'aides, notamment l'aide aux fonds propres », ajoutant que « l'Etat doit jouer pleinement son rôle, parce qu'il n'y a pas de pluralisme de l'information, et donc de démocratie véritable, sans des entreprises de presse rentables et économiquement viables ».

Résumé : c'est l'alliance de TF1 et de l'ORTF, c'est-à-dire de l'alliance des capitaux privés avec un droit de regard de l'Etat, du monarque présidentiel, sur les contenus. Les prémices de cet interventionnisme monarco-républicain sont déjà là, si l'on en croit cet article de Libération.

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