L'émission Zomm Ecologie (Radio FPP) à laquelle j'ai participé le 11 février est à retrouver ici.
Mot clé - Copenhague
lundi, 15 février 2010
Bilan de Copenhague : Emission Sur Radio Fréquence Paris Plurielle
Par Maxime le lundi, 15 février 2010, 15:41
samedi, 3 octobre 2009
Climat : droit dans le mur, sauf à agir, NOW !
Par Maxime le samedi, 3 octobre 2009, 18:51 - Climat
Article publié par Agoravox ici.
De l’ère du constat à l’ère de l’action. Si le cinéma est un reflet pertinent de la société, les films The Age of The Supid de Franny Armstrong et Le Syndrome du Titanic de Nicolas Hulot nous font changer d’époque. Dépassée la période d’information et de sensibilisation sur le changement climatique que pouvaient incarner Une vérité qui dérange d’Al Gore ou Home de Yann-Arthus Bertrand. Finies les successions de chiffres et d’images de paysages magnifiques ou dégradés. Armstrong et Hulot nous disent : « Maintenant que vous savez, vous faites quoi ? ». Nous ? Oui, parce que du côté diplomatique, ça traîne les pieds.

Il suffit de jeter un œil aux actuelles négociations de Bangkok pour comprendre que les grands chefs de ce monde laissent l’humanité aller dans le mur en sifflotant. Les Etats-Unis n’ont toujours pas d’engagements à la hauteur des enjeux[1]. Ils refusent, bien soutenus par l’Union européenne, de reconnaître la responsabilité historique du pays du Nord[2] dans le réchauffement climatique alors que 77 % des gaz à effets de serre (GES) jamais émis l’ont été par les pays industrialisés. Les engagements de réduction évoqués sont bien loin des recommandations du GIEC : on évoque 15 % alors que le GIEC préconise 40 % de réduction d’ici 2020. L’Union européenne, qui se présente pourtant comme la championne des propositions ambitieuses, est divisée sur les mécanismes à adopter[3] et ne fait pas forcément avancer les négociations dans le bon sens[4]. Dès lors, à Bangkok, c’est manifestation sur manifestation[5].

A 64 jours de l’ouverture du sommet de Copenhague, que faire ? A bien regarder The Age of The Stupid et Le Syndrome du Titanic, on comprend que la tâche est immense. La crise climatique ne sera pas résolue par trois coups de cuiller à pot. C’est bien la crise du capitalisme et la crise de notre civilisation qui sont mises en lumière par ces films. Il ne suffira pas de quelques comportements individuels plus civiques. Alors que Nicolas Hulot s’insurge contre la croissance et notre modèle de production et de consommation, Fanny Armstrong se demande si « l’espèce humaine est suicidaire »[6]. Que faire donc ?
Interpeller Nicolas Sarkozy ? C’est ce que propose l’alliance Ultimatum Climatique avec une pétition visant à atteindre un million de signataires. Réveiller les négociateurs ? On a déjà essayé[7] et ça devrait continuer… Faire du bruit pour le climat ? C’est ce que proposent Les Amis de la Terre. Pas sûr qu’ils nous entendent. Organiser un grand concert ? C’est également prévu, à l’initiative de Greenpeace. Susciter des milliers d’initiatives, le même jour, dans le monde entier pour revenir à des teneurs en CO2 plus acceptables ? Rendez-vous est pris le 24 Octobre avec notamment, à Paris, 6 heures pour le Climat et la Justice Sociale qui seront organisées par le collectif Urgence Climatique Justice Sociale. Si avec tout cela, cela ne suffit pas, il faudra alors sans doute se résoudre à aller à Copenhague pour construire une immense pression populaire sur les négociations afin d’aboutir à un accord, juste et solidaire, à la hauteur des enjeux. Au risque de s’inviter à la table des négociations[8] ?
[1] http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2009/09/29/AR2009092901608.html?hpid=topnews
[3] http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/09/29/l-europe-divisee-sur-les-negociations-climatiques_1246660_3244.html
mardi, 22 septembre 2009
Copenhague : urgent d'agir pour le climat et la justice sociale...
Par Maxime le mardi, 22 septembre 2009, 06:09 - Climat
Nous
sommes loin d’un accord ambitieux à la hauteur des enjeux. Les enjeux ? Cette vidéo réalisée par une militante d'Attac en fait le tour mieux qu’un discours.
A
écouter ces interventions, il est grand temps de mettre une énorme pression
populaire sur les gouvernements du Nord pour qu’ils acceptent enfin de prendre
les engagements et les mesures qui s’imposent pour assurer une transition contrôlée
de nos économies[1].
Qui dit transition, dit coûts. Et sans cette mobilisation populaire, grands
sont les risques que les puissants fassent payer ces transitions par les plus
pauvres, au Sud comme au Nord. Comme l’exige une
nouvelle plate-forme française, nous devons agir pour le climat et la justice
sociale, en même temps.
Les initiatives locales se multiplient. Des débats, mais aussi des actions plus spectaculaires. Au pays Basque, c’est une traversée en vélo pendant trois jours pleins, de Mauléon à Bayonne qui s’organise. Objectif : « clamer l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que le sommet de Copenhague ».
A vos vélos…
lundi, 29 juin 2009
Copenhague : sortir du capitalisme pour sauver la planète ?
Par Maxime le lundi, 29 juin 2009, 07:34 - Climat
Une partie de l’avenir de la planète se joue du 7 au 18 décembre 2009 lorsque les gouvernements du monde se réuniront à Copenhague pour la 15ème Conférence des Nations Unies sur le Réchauffement Climatique (COP-15). Du rapport Stern aux rapports du GIEC, en passant par les films d’Al Gore et Yann Arthus-Bertrand, les preuves grand public du réchauffement climatique causé par l’Homme sont partout. Le climat se dérègle déjà au delà des prévisions les plus pessimistes.
Le dernier rapport du GIEC
indique très clairement que, pour ne pas dépasser une augmentation de
Dans la lignée d’un Ban Ki-Moon pour lequel « nous sommes au bord d’une catastrophe si
nous n’agissons pas », le collectif Ultimatum
Climatique a publié le 25 mai un appel affirmant que le climat nous
lance un ultimatum et qu’un accord est impératif : sur leur site, les
jours nous séparant de Copenhague sont d’ailleurs décomptés comme s’il
s’agissait de nos derniers jours à vivre. Au risque, qu’à force de mettre le
doigt sur l’urgence et l’absolue nécessité d’un accord…, on en vienne à préférer
un mauvais accord dicté par les desiderata des Etats-Unis et la Chine, plutôt
que pas d’accord du tout.
Déjà, les Amis de la Terre pointent ce risque. Raison pour laquelle cette association entend lier questions climatiques et justice sociale considérant que la crise environnementale ne se résoudra pas en laissant inchangés les rapports Nord-Sud, le mode de production et de consommation du Nord, les inégalités sociales, etc… Cette approche est également celle du collectif Urgence Climatique Justice Sociale, dont fait partie Attac, qui considère que les pistes techniques telles que l’enfouissement des gaz, les agrocarburants, etc…ne sont en rien des solutions mais une partie des problèmes à résoudre. Ce collectif vient d’ailleurs de publier le compte-rendu d’une rencontre de mouvements sociaux internationaux dont la majorité soutient que le règlement des problèmes climatiques est insoluble dans un système capitaliste, ou tout du moins néo-libéral et productiviste…
Tout un programme…