Le départ de Tony blair est l'occasion de revenir en chiffres sur 10 ans de blairisme :

Emploi / chômage :

Au début des années 1990, les taux de chômage français et britanniques sont semblables. La baisse du chômage au RU (moins de 5% de la pop. active), est due à :

  • une croissance supérieure d'un point ;
  • la relance des dépenses publiques : deux tiers des 2 millions d'emplois créés entre 1998 et 2005 l'ont été dans le secteur public ;
  • la stagnation de la population active ;
  • le nombre de malades de longue durée a augmenté de près d'un million : il atteint actuellement les 2,2 millions de personnes !

L'excellent résultat chiffré du RU est donc du à un artefact statistique et à l'augmentation des emplois publics. Loin de l'image d'Epinal des vertus de la flexibilité du marché du travail, pourtant très importante au RU (le code du travail n'existe pas).

Inégalités / précarité :

  • en dix ans de pouvoir (Blair), le niveau de richesse du top 1000 a augmenté de 263 %, passant de 99 à 360 milliards de livres (boom immobilier + arrivées de riches étrangers) ;
  • 27 % des enfants (2,8 millions) vivent dans un ménage pauvre (moins de 1 400 livres (2 000 euros) par mois pour 4 personnes, soit moins de 60 % du revenu national médian) ;
  • un quart des emploi sont à temps partiel, et celui-ci est occupé à 77% par les femmes ;


Le bilan du RU est donc contrasté. Celui de Blair relève surtout de politiques keynesiennes et de relance économique :

  • instauration d'un salaire minimum en 1999 (aujourd'hui : 7,83 euros de l'heure) ;
  • le budget de l'éducation doublé depuis 1997 ;
  • le budget de la santé a presque triplé.