Les LBO (leverage buy-out), acquisitions par emprunt en français, consistent à racheter une entreprise en s'endettant, par un subtil effet de levier financier. Cette opération permet à des fonds d'investissements de racheter l'entreprise avec une mise de fonds qui ne représente qu'une fraction de la valeur de la cible. Le solde, le montant de l'emprunt, est remboursé si les dividendes sont supérieurs aux intérêts du prêt. Les LBO incitent donc les nouveaux actionnaires à accentuer leur pression pour augmenter les retours sur investissements de court terme (augmentations des dividendes, du prix de l'action...) au détriment de l'investissement productif et des salaires.
Ces acquisitions de sociétés ont connu un important essor aux États-Unis (depuis les années 1970) et en Europe (à partir des années 1980). Ils ont représenté en 2006 plus de 50% des opérations menées par des fonds d'investissement. Les transactions de fonds LBO ont atteint quelques 600 milliards de dollars en 2006.
La France est le troisième pays d'accueil en termes d'investissements en LBO, derrière les Etats-Unis et l'Angleterre. La raison en est simple : les entreprises françaises sont en bonne santé et capables de rembourser rapidement leur dette.
Ce sont donc des cibles de choix. La FNAC pourrait être la prochaine....