Le parachute doré de Noël Forgeard à son départ d'EADS (6,1 millions d'euros d'indemnités plus une prime de non-concurrence de 2,4 millions d'euros) face au 10 000 suppressions d'emplois du plan POWER 8 d'Airbus ont suscité une indignation assez générale. En pleine campagne électorale, il n'aurait pu en être autrement.
Si on laisse de côté le FN, on observe pourtant trois types de propositions différentes pour remédier à ces "comportements inadmissibles" :
- du MEDEF à Sarkozy, on s'indigne, en laissant entendre que ces comportements sont peu nombreux, et qu'il ne faut surtout pas légiférer : Madame Parisot n'a-t-elle pas dit que "le débat permettra de réguler" ce type de comportements ? (1)
- au PS de Royal, on envisage une loi... pour légiférer contre les excès de rémunération des patrons en exigeant plus de transparence !
- les candidats antilibéraux, unanimes, veulent eux changer de logique et remettre en cause le capitalisme financier qui régit la vie de millions de personnes.
Ces trois types de réaction recoupent trois grands types de projets :
- un projet de régression sociale baignant dans l'ultra-libéralisme, celui de Sarkozy ;
- un (non)projet de renonciation et de simple accompagnement des dégâts du libéralisme de Royal ;
- un projet de rupture avec l'organisation libérale du monde économique pour mener une vraie transformation sociale, porté par les candidats antilibéraux.
A nous de choisir le 22 Avril...
(1) Thierry Breton ayant sans doute cautionné un tel parachute, on en attendait pas moins ! (voir ici)